
Cooperation Games
Belgique
Pendant quinze jours, les quatre gagnantes des Cooperation Games 2026, financés par la Coopération belge, ont vécu une immersion au Sénégal à la rencontre d’étudiant·es, de partenaires et d’acteurs et actrices de la coopération internationale. De Dakar à Toubacouta, en passant par Saint-Louis et Mbour, ce séjour leur a permis de découvrir des projets concrets et surtout de comprendre que la coopération se construit avant tout à travers les rencontres et le partage.
Après avoir remporté les Cooperation Games 2026, un concours par équipe sur les enjeux de la coopération internationale, Alizée, Emilie, Emma et Pauline, ont eu l’occasion de découvrir le Sénégal et plusieurs projets soutenus ou développés par les partenaires d’Ucoopia.
Le séjour a débuté à Dakar fin juin, où elles ont été accueillies par des étudiantes de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) dans le cadre du projet ECMS. Ensemble, elles ont découvert la ville, l’université et son potager, tout en partageant leur quotidien et leurs expériences. Pour Emma, étudiante en droit, c’est à ce moment que la notion de coopération internationale a véritablement pris sens : « je me suis vite rendu compte que la coopération internationale ne se limitait pas au financement de projets ou à l’aide au développement. Elle repose avant tout sur les échanges humains et le partage des connaissances. »
Le programme s’est poursuivi avec la découverte de l’île de Gorée, lieu majeur de mémoire historique, puis par une rencontre avec l’Ambassadrice de Belgique au Sénégal, qui leur a permis de mieux comprendre les mécanismes, les domaines d’intervention et les partenariats de la coopération belge dans le pays.
Les participantes ont également rencontré les jeunes du centre Kabongoye, au centre socioculturel des jeunes de Yarakh, pour un premier échange autour des initiatives menées avec les jeunes.
À Saint-Louis, les quatre étudiantes ont poursuivi leur immersion avec la visite de la vieille ville et de l’Université Gaston Berger, où elles ont échangé avec des étudiant·es. Elles ont également participé à la Journée de l’abeille et au lancement de l’incubateur Le Château de l’abeille. Une expérience particulièrement marquante pour Emma : « cette journée nous a sensibilisées au rôle essentiel des abeilles dans la biodiversité, l’agriculture et la création d’activités économiques durables. »

La découverte de la ferme écologique de Guélakh leur a ensuite permis d’observer un modèle de développement fondé sur l’autonomie, la valorisation des ressources locales et l’agroécologie.
À Mbour, elles ont retrouvé les équipes et les bénéficiaires du centre Kabongoye. Elles ont notamment participé à une formation destinée à des femmes sur la fabrication de bouillons naturels, une activité qui vise à soutenir leur autonomie et leur développement entrepreneurial. Pour Pauline, étudiante en biologie spécialisée en gestion de l’environnement, ces expériences ont permis de mieux comprendre comment protection de la biodiversité, entrepreneuriat et développement local peuvent se renforcer mutuellement.

Dernière étape du séjour : Toubacouta, où les participantes ont découvert la mangrove et plusieurs projets portés par notre partenaire Nebeday.
Elles ont notamment participé au reboisement d’une parcelle agroforestière et visité le site de Dioron Boumack, découvrant ainsi concrètement les actions menées pour préserver les écosystèmes et favoriser une gestion durable des ressources naturelles.
Ces activités ont particulièrement résonné avec le parcours de Pauline : « j’ai rencontré des femmes et des hommes qui n’attendent pas que toutes les conditions soient réunies pour agir. Ils osent, ils expérimentent, ils créent, ils avancent. »
Au-delà des visites et des activités, ce sont surtout les rencontres qui ont marqué les quatre gagnantes. Pour Émilie, étudiante en Sciences de la population et du développement à l’ULB, le séjour a été une véritable expérience de transmission : « les nombreuses rencontres faites en chemin m’ont révélé à quel point partager et échanger sont essentiels. » Elle souligne également l’importance d’une coopération construite avec les populations concernées : « pour que ce changement soit réel, il doit impérativement inclure les populations concernées et ainsi respecter leurs droits et leurs besoins. »

Cette dimension humaine a également profondément marqué Pauline. Quelques jours après son retour, un ami sénégalais lui a écrit une phrase qui résume, selon elle, l’expérience vécue : « la Téranga, on ne l’explique pas, on la vit. »
Les quatre étudiantes repartent avec une meilleure compréhension des enjeux de la coopération internationale, mais aussi avec de nouvelles amitiés et l’envie de poursuivre les échanges noués au Sénégal. Pauline résume ainsi ce qu’elle retient de cette aventure :
« plus qu’un souvenir, je repars avec des liens durables, une nouvelle source d’inspiration et la conviction que les plus belles coopérations naissent avant tout des rencontres humaines. »
Les Cooperation Games 2026 auront donc offert bien plus qu’un voyage : une immersion, des apprentissages, des rencontres et une nouvelle manière de regarder la coopération internationale. Et pour nos quatre gagnantes, l’aventure sénégalaise pourrait bien n’être qu’un début ! « Ce séjour m’a rappelé qu’un projet n’a de valeur que lorsqu’il est porté par des personnes qui y croient profondément. Il m’a donné envie d’oser davantage, de passer plus facilement de l’idée à l’action et de continuer à m’investir dans des projets qui créent un impact positif », conclut Pauline.