Dynamiques Agroécologiques pour réduire les effets toxiques des systèmes agroalimentaires (DAETOX)

Le projet DAETOX vise à réduire les pollutions des systèmes agroalimentaires en accompagnant la transition agroécologique des territoires du Bénin, du Sénégal et de la RDC. Fondé sur l’approche One Health, il améliore durablement la santé des écosystèmes, des populations et des animaux tout en renforçant les moyens de subsistance locaux.

Partenaires financiers principaux

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Champ école-paysan dans le Parc Marin des Mangroves, en RDC

Contexte

Dans les territoires ruraux du Bénin, du Sénégal et de la République démocratique du Congo, la vulnérabilité climatique, la pression démographique, l’insécurité alimentaire et les inégalités socio‑économiques renforcent la dépendance des ménages ruraux à une agriculture de subsistance pourtant déjà fragilisée.

En parallèle, les cultures intensives d’arachide, de coton et pour le maraîchage intensif engendre trois types de pollution :

  • Une contamination des eaux, sols et aliments par un usage accru d’engrais chimiques.
  • Un risque de pathogènes et d’antibiorésistance, dû à une gestion inadéquate des effluents d’élevage et un recours non maîtrisé aux antibiotiques.
  • Une érosion et une exposition des populations à des émissions toxiques en raison d’une surexploitation des ressources forestières.

Face à ces risques croisés, les réponses sectorielles montrent leurs limites et appellent des approches intégrées et territorialisées.

Objectifs

Le projet DAETOX a pour ambition de réduire durablement les pollutions issues des systèmes agroalimentaires en accompagnant la transition agroécologique des territoires d’intervention. Il vise à améliorer la santé globale des populations, des animaux et des écosystèmes en mobilisant l’approche One Health (qui met en évidence les liens entre santé humaine, animale et environnementale) comme cadre structurant de l’action. En soutenant des innovations fondées sur la nature, DAETOX cherche à concilier réduction des risques sanitaires, préservation des ressources naturelles et amélioration des conditions de vie des ménages ruraux. Le projet renforce simultanément les capacités des acteurs locaux, la production de données scientifiques utiles à la décision publique et la structuration de chaînes de valeur durables, afin de créer des trajectoires de développement résilientes, économiquement viables et reproductibles à plus grande échelle.

ODD

Activités

Pour atteindre cet objectif, le projet DAETOX va :

Préserver et restaurer les ressources naturelles : DAETOX renforce la cogestion des forêts, sols et aires protégées, soutient la restauration des écosystèmes dégradés et développe des activités génératrices de revenus durables, limitant la pression sur les ressources naturelles.

Produire des données et renforcer les compétences One Health : DAETOX soutient des diagnostics territoriaux participatifs, des recherches‑actions et des dispositifs de formation appliqués afin de documenter les pollutions, d’analyser leurs impacts sanitaires et de renforcer les capacités des acteurs publics, scientifiques et communautaires à agir de manière coordonnée.

Accompagner l’adoption des pratiques agroécologiques : le projet appuie les producteurs et productrices à travers des champs‑école, des cercles d’innovation et des dispositifs de démonstration économique, favorisant l’adoption de pratiques réduisant l’usage d’intrants chimiques tout en sécurisant les revenus et la sécurité alimentaire.

Résultats attendus

Le projet DAETOX vise les résultats suivants :

  • L’influence durable sur les politiques publiques, appuyée par des données scientifiques et des mécanismes de plaidoyer multi‑acteurs.
  • Une réduction mesurable des pollutions liées aux pesticides, produits vétérinaires,  effluents d’élevage et de la déforestation dans les territoires ciblés.
  • L’amélioration de la santé globale grâce à la diminution de l’exposition des populations humaines et animales aux substances toxiques et à l’amélioration de la diversité nutritionnelle.
  • Le renforcement de la résilience économique des ménages ruraux, par l’adoption de pratiques agroécologiques rentables et la structuration de chaînes de valeur locales.

Bénéficiaires

8500 ménages

Partenaires financiers

  • FFEM
  • DGD
  • IRD
  • Fondation Colruyt Group
  • Enabel
  • Centre de Recherche pour le Développement International
  • Wallonie Bruxelles International

Partenaires opérationnels

  • IRD (membre du consortium),
  • RESOPP & AmBeKoun-Solidarité au Sénégal ;
  • ANaF et ADESIA au Bénin ;
  • ACODEP, CCPN, COAPMA, ICCN & INERA Luki en République Démocratique du Congo

Localisation

  • Bénin (Communes de Dassa-Zoumé, N’Dali (Pôle agricole 4) et Toucountouna (Pôle agricole 3)
  • République Démocratique du Congo (Province du Kongo Central (autour de la Réserve de Biosphère de Luki et du Parc Marin des Mangroves)
  • Sénégal (Départements de Thiès, Koungheul, Tambacounda)

Budget

4.000.000 €

Durée

Avril 2026 – avril 2031

Personne de contact

Pierre Collière

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