Cooperation games 2026
Les 27 et 28 mars derniers, plus de 50 étudiant·es issu·es de multiples disciplines se sont réuni·es pour l’édition 2026 des Cooperation Games à Bruxelles. Deux jours intenses, rythmés par la découverte, le travail d’équipe, la réflexion critique et la rencontre avec des professionnel·les du secteur de la coopération internationale.
Jour 1 : Premières rencontres et ateliers thématiques
Dès l’ouverture des portes, les participant·es ont été réparti·es dans des équipes interdisciplinaires de quatre personnes, pensées pour favoriser la diversité des regards et expertises. Un choix largement salué par les étudiant·es.
Après la constitution des groupes, chaque équipe s’est vu attribuer un cas réel, inspiré de problématiques actuelles en coopération internationale. Cette année, les candidat·es ont du s’attaquer à :
- La filière de manioc à Kpomassè, Bénin
- Le transport des urgences obstétriques des femmes enceintes dans l’Est de la RDC
- La constrution du port de Banana au Kongo Central
La journée s’est poursuivie avec trois ateliers thématiques (transdisciplinarité, décolonisation et partenariats) auxquels chaque équipe a pu participer en envoyant un·e représentant·e. Ces sessions ont permis d’approfondir des notions essentielles à la compréhension des enjeux de coopération et d’ouvrir un espace de dialogue avec les intervenant·es.
La journée s’est clôturée autour d’un repas convivial préparé par Cassonade, offrant aux équipes un moment informel pour échanger et tisser leurs premières affinités avant d’aborder la suite du travail.
Jour 2 : Travail intensif, coaching et remises des dossiers
Le lendemain, les participant·es se sont retrouvé·es dès 8h45 pour un petit-déjeuner avant de se lancer dans une journée entièrement dédiée à la résolution des cas. Cette journée leur a permis d’approfondir leur compréhension des enjeux et de structurer leurs propositions.
Tout au long de la journée, les étudiant·es ont pu poser leurs questions à des professionnels de terrain afin d’affiner leurs analyses et éviter les stéréotypes classiques d’une approche trop « eurocentrée ». Comme la veille, Cassonnade a à nouveau régalé les papilles avec un lunch libanais et a offert aux étudiant·es une pause de bienvenue dans cette journée si intense.
Malgré la fatigue, les équipes ont tenu bon jusqu’à la remise des dossiers à 17h30. « C’était vraiment une expérience stimulante, les profils étaient diversifiés et très complémentaires dans l’équipe. Même si on ne gagne pas, je ne serai pas déçue ! », a déclaré un Manon, tout sourire. Amadou s’est montré moins optimiste : « on est soulagé, mais pas hyper satisfait de notre proposition. Certaines de nos idées sont venues tardivement et on n’a pas eu le temps d’adapter notre dossier. »
Finale
Quelques jours plus tard, le 2 avril, les équipes finalistes ont présenté leurs solutions innovantes et durables devant un jury composé de professionnel·les du secteur et de membres du monde académique qui ont noté la capacité des participant·es à analyser des problématiques complexes et à proposer des pistes d’action créatives, mais ancrées dans les réalités de terrain.
Présidé par Laurence Ris, le jury a ensuite remis son verdict dans le cadre prestigieux de la soirée de la Journée de la Coopération. Et c’est l’équipe des Émeraudes qui a remporté le séjour d’étude et d’immersion dans des projets de coopération internationale au Sénégal ! « Nous sommes étonnées d’avoir gagné, car les autres équipes étaient vraiment bonnes, mais nous sommes fières et reconnaissantes envers les membres du jury et toute l’organisation » a déclaré humblement Alizée Vandenbroeck Guagnini. Les Violets, deuxièmes, ont quant à eux gagné un ticket d’un jour au Festival Esperanzah tandis que les Turquoises, derniers du podium, sont repartis avec un Pass Cineville.
Finaliste, Dounia Bentaleb gardera un bon souvenir des Cooperation Games : « c’était une très bonne expérience, j’ai rencontré plein de gens. C’est la première fois que je participais à ce genre de concours et j’ai beaucoup appris ! Ce que je retiendrai, c’est de toujours essayer de s’améliorer. » Son binôme, Binta Diallo, renchérit : « il faut apprendre à se surpasser. Dans notre groupe, on avait des difficultés, mais grâce aux discussions et aux partages, on a su s’améliorer. »
Cette édition des Cooperation Games a confirmé l’importance de créer des espaces où les étudiant·es peuvent expérimenter la coopération internationale de manière concrète, critique et collaborative. En mobilisant des approches transdisciplinaires, en intégrant des perspectives décoloniales et en travaillant sur des cas réels, les participant·es ont pu développer des compétences essentielles pour leur future pratique professionnelle.
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