Burkina faso : 48 micro-projets accompagnés

Production de miel, élevage, transformation de produits locaux, recyclage ou maraîchage agroécologique : 48 initiatives portées par les communautés ont été retenues dans le cadre du programme Systèmes Alimentaires Durables (SAD) 2022-2026, soutenu par la Coopération belge. Après une phase d’accompagnement technique, les bénéficiaires ont reçu les financements nécessaires pour lancer leurs activités.

Comment créer des revenus tout en préservant les ressources naturelles ? C’est l’un des enjeux auxquels répond le programme Systèmes Alimentaires Durables (SAD) 2022-2026 à travers le soutien aux initiatives économiques locales. Un appel à projets a ainsi été lancé pour accompagner des activités portées par les communautés, avec une attention particulière accordée aux jeunes et aux femmes.

Au terme du processus de sélection, 48 micro-projets ont été retenus dans plusieurs localités du Burkina Faso : les communes de Pô et de Guiaro, dans la province du Nahouri, Doulougou, dans le Bazèga, Léo, dans la Sissili, ainsi que les villages de Sipigui, dans le Kénédougou, et de Niantono, dans la Léraba.

L’ambition est double : soutenir le développement d’activités génératrices de revenus et encourager des pratiques économiques durables, adaptées aux réalités et aux ressources de chaque territoire.

Des activités variées, au plus près des besoins des communautés

Les 48 initiatives retenues couvrent un large éventail d’activités économiques comme la production de miel, l’élevage de volailles et de moutons, la transformation et la commercialisation du soja et des produits forestiers non ligneux, mais aussi la teinture, la couture et la mécanique. Plusieurs projets misent également sur la valorisation des ressources locales et l’économie circulaire, notamment à travers le recyclage des déchets plastiques, la production d’asticots et de compost, ou encore le maraîchage agroécologique.

Si les projets sont très diversifiés, ils poursuivent néanmoins un objectif commun : permettre aux bénéficiaires de développer leurs compétences, de consolider leurs activités et de renforcer leurs moyens de subsistance. En favorisant l’autonomie économique, elles visent aussi à créer des perspectives durables pour les familles et les communautés.

Préparer les projets pour favoriser leur réussite

Préalablement au lancement des activités, les porteur·euses de projets sélectionnés ont été accompagné·es par les équipes techniques du programme. Lors des rencontres, iels ont partagé leurs motivations, leurs objectifs, les activités prévues et les conditions concrètes de leur mise en œuvre. Les équipes et les bénéficiaires ont également identifié ensemble les éventuelles faiblesses des projets et apporté des ajustements pour en renforcer la pertinence et la faisabilité.

Une attention particulière a été accordée à la gestion des financements. Les bénéficiaires ont reçu des conseils pour planifier leurs dépenses, organiser leurs activités et utiliser les fonds de manière responsable.

Cette démarche participative vise à donner aux promoteurs les moyens de concrétiser leurs idées dans les meilleures conditions. Au-delà du soutien financier, il s’agit de valoriser leurs expériences et de renforcer leur capacité à gérer leurs propres activités.

Les financements débloqués, place à la mise en œuvre

À l’issue de cette phase de préparation, les fonds destinés aux 48 micro-projets ont été mis à la disposition des bénéficiaires. Les initiatives peuvent désormais entrer dans leur phase opérationnelle !

Pour les porteur·euses de projets, cette étape ouvre la voie à la concrétisation de leurs ambitions : développer une activité, générer des revenus et renforcer progressivement leur autonomie économique.

Le travail se poursuit sur le terrain, où un suivi de proximité permettra d’observer l’évolution des projets, repérer les difficultés éventuelles et apporter les appuis nécessaires à leur mise en œuvre.

À travers ces 48 micro-projets, le programme SAD 2022-2026 entend ainsi soutenir les dynamiques économiques locales et renforcer le rôle des communautés dans leur propre développement. L’enjeu est de faire émerger des activités viables, créatrices de revenus et compatibles avec la préservation des ressources naturelles, au bénéfice des jeunes, des femmes et de l’ensemble des populations concernées.