Blandine Sankara désormais marraine d’Ucoopia

©Photo Yelemani

La souveraineté alimentaire comme boussole

Sociologue de formation, Blandine Sankara s’est imposée au fil des années comme une actrice incontournable de l’agroécologie en Afrique de l’Ouest.

Son engagement repose sur une conviction forte : la souveraineté alimentaire — le droit des peuples à définir leurs systèmes agricoles et alimentaires — est une condition essentielle pour construire des sociétés justes et résilientes.

Très tôt, elle développe une réflexion critique sur les modèles agricoles dominants et défend l’agroécologie non seulement comme une manière de cultiver, mais aussi comme une démarche profondément sociale et politique, permettant aux communautés de reprendre le contrôle sur leur alimentation.

Blandine Sankara et Ucoopia : place au dialogue !

Le rapprochement entre Blandine Sankara et Ucoopia repose sur une vision partagée : celle d’un monde plus juste, où les modèles agricoles et économiques contribuent à la préservation de la planète et au bien-être des populations. “Nous partageons cette conviction que l’agroécologie est bien plus qu’une technique : c’est un acte de dignité, de justice et d’émancipation. Nous la remercions de mettre cette exigence au cœur de notre aventure collective”, déclare Julie Simon, directrice générale d’Ucoopia.

Tout comme Ucoopia, Blandine Sankara est également convaincue de l’importance de favoriser le dialogue entre les savoirs. “L’initiative d’Ucoopia vient nous rappeler le pari de Yelemani ; celui que les solutions les plus durables naissent là où la recherche rencontre le terrain, là où l’expertise académique dialogue avec les savoirs locaux, où l’innovation s’enracine dans les réalités vécues”, affirme-t-elle ainsi.

En devenant marraine d’Ucoopia, Blandine Sankara vient renforcer la portée des actions de l’ONG et ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration. “Être marraine pour moi, ce n’est pas un titre symbolique, c’est un engagement. Un engagement à apporter une contribution ancrée dans le réel, nourrie par les expériences vécues par les communautés, en particulier les femmes et les jeunes. Un engagement aussi à apprendre, car la coopération est avant tout une relation d’échange”, conclut l’agroécologiste.

Découvrez son discours complet, prononcé à l’occasion du lancement d’Ucoopia en Belgique, jeudi 9 avril :