Une coopération scientifique (UJKZ-ULB) pour un Burkina sans plastique

Le projet de recherche pour le développement DEPLAST-BF, financé par l’ARES, a été officiellement lancé à l’Université Joseph KI-ZERBO, en présence de chercheur·euses, partenaires institutionnels, acteur·ices de la société civile et participant·es communautaires.
Face à l’utilisation croissante des plastiques alimentaires et aux risques sanitaires et environnementaux qui y sont associés, le projet DEPLAST-BF vise à produire des données scientifiques locales afin d’éclairer les décisions publiques et de renforcer la sensibilisation des populations.
Un projet au service de la santé publique
Porté par l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) et l’Université libre de Bruxelles (ULB), avec le soutien de l’ARES, le projet s’inscrit dans une approche scientifique rigoureuse et collaborative. « Il est essentiel de mieux comprendre les risques liés aux plastiques alimentaires afin de protéger durablement la santé des populations et l’environnement », appuie Pr. Balé Bayala, coordonnateur scientifique local.

Une démarche scientifique collaborative et innovante
Le projet DEPLAST-BF repose sur une approche pluridisciplinaire combinant analyses scientifiques des eaux de consommation et études sociologiques des pratiques liées à l’usage des plastiques. Selon Pr. Cédric Delporte, coordonnateur scientifique Nord, « la production de données scientifiques locales est indispensable pour proposer des solutions adaptées au contexte burkinabè et appuyer l’action publique·».
C’est dans ce contexte qu’intervient Ucoopia. « Nous assurons le lien avec la société civile et appuyons le projet dans la collecte des données, la valorisation des résultats de recherche et la mise en place d’actions de sensibilisation », explique Florian Delespesse, chargé de projets chez Ucoopia.
Plastiques alimentaires : des risques encore peu visibles
Les recherches portent notamment sur les perturbateurs endocriniens, des substances chimiques présentes dans certains plastiques et susceptibles d’avoir des effets sur la santé humaine. « Ces risques sont encore peu connus, d’où l’importance de la sensibilisation et de la vulgarisation scientifique », souligne Pr. Catherine Bouland, spécialiste en santé publique environnementale.

Des solutions locales et des acteurs engagés
L’activité de lancement a également mis en lumière des initiatives locales de recyclage, notamment une association transformant des sachets plastiques usagés en sacs réutilisables. Ces actions illustrent le rôle clé des acteurs communautaires dans la lutte contre la pollution plastique.
Les participant·es ont salué l’importance de cette initiative, qui contribue à une meilleure compréhension des liens entre plastiques, eau et santé.

